L’analyse de Roland Tripard, Directeur Général du groupe SeLoger.com.
2009, l’année de l’inflection du marché immobilier. En finissant pour la deuxième fois consécutive le mois sur une hausse de 0,6 point, notre indice national des prix de l’offre immobilière prend acte du rebond des prix affichés enregistré en fin d’année dans les agences immobilières. Une tendance essentiellement observée dans les grandes villes comme Paris, où les prix en agence sont repassés au-dessus des 7 500 euros le m2 ou Toulouse dans laquelle les prix ont grimpé de 7,38 % en trois mois. Bordeaux, Lille, Reims ou encore Nantes ne sont pas en reste. Mais pour l’instant, ce rebond concerne essentiellement les grandes agglomérations. Dans les petites villes, la correction des prix est loin d’être finie. Résultat, on note encore des chutes importantes à Perpignan (- 5,58 % en trois mois) ou Albi (- 5,30 %).
Malgré une demande soutenue au mois de décembre, les tarifs des locations sont restés sages dans la plupart des grandes villes (exceptions faites de Lille et Grenoble qui figurent parmi les plus fortes hausses du trimestre). A Paris, ils ont même poursuivi leur mouvement de baisse (- 0,8 % depuis le mois d’octobre). Au final, 2009 aura été une année de relative stabilisation des loyers.
Rebond des prix en fin d’année.
Avec une hausse spectaculaire de 7.38 %, Toulouse mène le bal des plus fortes progressions sur le dernier trimestre, prouvant ainsi que le marché immobilier a repris des couleurs dans de nombreuses villes de France comme à Bourg-en-Bresse où les prix grimpent de 4.63 % ou à Rodez (4.23 % de hausse). Au total, 20 villes ont connu des hausses de prix supérieures à 1% sur les trois derniers mois. Pour autant, la correction n’est pas finie partout. Dans les villes moyennes comme Perpignan, où les prix ont chuté de 5.58 % en trois mois ou Albi (- 5.30 %), les vendeurs se recalent sur les prix du marché.
Stabilité des loyers en 2009.
Le marché locatif redevient tendu dans plusieurs grandes villes de France comme Lille ou Grenoble. Du coup, sur les trois derniers mois, les tarifs ont grimpé de près de 2 % dans ces deux métropoles. Sur l’ensemble de l’année, la tendance est globalement à la stabilisation des tarifs. Les baux finissent l’année en progression dans 32 grandes villes. A l’inverse, 28 cités affichent des baisses de loyers. Pour cinq d’entre elles, ces baisses sont même supérieures à 2 %.