L’analyse de Roland Tripard, Directeur Général du groupe SeLoger.com.
L’été en pente douce.
"A l’image de Toulouse, de Mâcon ou de Nice, dans plusieurs grandes villes, la chasse aux opportunités est revenue soutenir le marché immobilier. Depuis trois mois, on note un léger rebond des prix au m² affichés. Dans cinq grandes villes les prix en agence ont ainsi progressé de plus de 2 % en trois mois. De façon plus générale, dans toute la France, on enregistre une certaine stabilisation du marché qui laisse à penser qu’il pourrait commencer à remonter la pente. C’est le cas à Paris, Marseille, Reims ou Strasbourg. Pas étonnant que notre indice national de l’offre immobilière termine le mois quasiment au même niveau qu’en juin. Pour le mois d’août sa performance est de – 0,1 %. Si la dynamique de rentrée soutient cette tendance, le marché immobilier pourrait finir l’année en affichant finalement pas plus de 5 % de baisse annuelle.
Avec un recul des prix moindre qu’attendu, c’est la baisse des taux d’intérêt qui redonne du pouvoir d’achat aux acquéreurs. Espérons que les banques joueront le jeu et desserreront encore davantage la vis sur l’octroi des crédits…
Bonne nouvelle pour les locataires, les loyers baissent ou sont stables dans de nombreuses grandes villes. L’afflux de biens sur le marché a permis de nourrir la demande, traditionnellement forte en cette période, sans provoquer d’explosion de tarifs. Exception de taille : Paris - et une partie de la région parisienne - où les loyers ont progressé de plus de 1 % en trois mois."
Le sud profite des hausses estivales.
Toulouse mène le bal des hausses au mois d’août. Les vendeurs de la ville voient la vie en rose depuis trois mois : ils ont revu leurs prétentions de 3.83 %. Digne-les-Bains et Tarbes complètent le podium des plus fortes augmentations de prix trimestrielles. A noter que la période estivale a surtout été bénéfique dans le sud puisque sur les dix plus fortes hausses, sept sont situés dans les régions Paca et Grand sud.
Côté baisse, Rodez, Gap, Amiens et Nancy tiennent la corde avec des chutes de prix supérieures à 3 % en trois mois.
Les loyers ne flambent plus.
Mise à part en région parisienne, les hausses de loyers sont restées contenues sous la barre des 2 % ce trimestre. C’est Beauvais qui affiche la plus forte augmentation de ses loyers sur trois mois avec un bond de 1.67 %, suivi de Montpellier. Les locataires les plus chanceux sont ceux de Poitiers, Tarbes et du Havre. Ils bénéficient de tarifs en baisse de plus de 1.5 % sur les trois derniers mois.