L’analyse de Roland Tripard, Directeur Général du groupe SeLoger.com.
« En début d’année, la plupart des experts tablaient sur une baisse des prix de l’immobilier ancien en France de l’ordre de 10 % pour l’année 2009. A mi-parcours, la correction des prix enregistrés, mois après mois, par notre baromètre exclusif - le seul à scanner plus de 2.3 millions d’annonces affichées dans les agences immobilières françaises, est de l’ordre de 4 % dans les grandes villes comme Paris, Marseille, Lyon et Montpellier. Et depuis le début du printemps, notre indice national des prix de l’offre immobilière note même une tendance à la stabilisation des tarifs. Ainsi, au mois de juin, notre indicateur ressort à – 0,1 %. Dans les six prochains mois, les principaux moteurs du marché (aides gouvernementales, baisse des taux d’intérêts des prêts immobiliers…) devraient continuer à fonctionner à plein. Et la baisse des prix va créer de vrais effets d’aubaines pour les candidats à l’achat, lassés de la hausse continue des loyers que notre baromètre observe encore dans quelques villes françaises. »
Le club des six.
Elles ne sont plus que six : six villes à afficher encore une hausse des prix du m², sur un an glissant. Dans ce club très fermé, on trouve Albi, Mont-de-Marsan, Auxerre, Epinal, Besançon et Beauvais. Même si cette dernière risque de quitter rapidement ce petit groupe. Si l’on considère les villes qui affichent une performance positive sur trois mois, le club s’élargit à 26 membres. Preuve que le marché connaît depuis avril un regain de dynamisme. D’ailleurs, les baisses sont moins fortes depuis trois mois. Hormis Clermont-Ferrand, qui affiche une chute de près de 5 % en trois mois, il n’y a plus que huit villes qui enregistrent des baisses supérieures à 2 % sur les trois derniers mois.
La flambée des loyers est finie mais l’heure n’est pas encore à la baisse généralisée.
Près de 30 villes affichent toujours une progression annuelle des loyers supérieure à l’inflation (autour de 0,5 % pour 2009). Pour autant, la flambée des loyers semble bel et bien derrière nous. Depuis avril, à peine dix villes ont subi une hausse des loyers supérieure à 1 % et plus de 30, notamment toutes les grandes capitales régionales, connaissent une baisse des loyers significative.