L’analyse de Roland Tripard, Directeur Général du groupe SeLoger.com
L’année 2008 a été marquée par la fin de la hausse des prix du marché immobilier et une poussée du prix des loyers.
L’année 2009 démarre sur une tendance plus claire, avec une baisse des prix qui se généralise.
Une nouvelle bouffée d’air pour un marché tendu, accompagnée d’une tendance baissière des taux d’intérêt, actuellement en-dessous de 5%.
En effet, les banques répercutent plus nettement la baisse du coût de l’argent dans leurs offres et les vendeurs ajustent désormais leur prix de vente en accord avec les prix du marché.
En ce début d'année, nous constatons une baisse de 0,6% sur l’indicateur national des prix de l’offre immobilière au mois de janvier.
Une baisse des prix nécessaire pour que le marché retrouve de la liquidité car le besoin de logements reste fort.
Du coté des acquéreurs, l’intérêt pour l'immobilier ne faiblit pas, SeLoger.com a connu en janvier 2009 de nouveaux records d’audience, avec une croissance de plus de 35% par rapport à décembre 2008 et de plus de 20% par rapport à janvier 2008.
Décrochage des prix au mois de janvier
L’indicateur national des prix de l’offre immobilière est en baisse de 0,6 % au mois de janvier. Signe que partout en France, les tarifs de l’immobilier en ancien ont fortement décroché. C’est le cas à Paris où les vendeurs ont baissé leurs prix de 1,8 % sur les trois derniers mois. Mais aussi à Rennes qui a perdu 4,19 % ou à Nice qui a vu ses tarifs affichés en agence baisser de 3,27 % sur la même période. Les raisons d’une telle chute ? Convaincu par les agences qu’il faut se caler sur les prix du marché, les vendeurs revoient fortement leurs prétentions à la baisse. Une correction qui, couplée à la baisse du coût du crédit, pourrait re dynamiser un peu le marché immobilier.
Pause dans la hausse des loyers
Partout en France, le marché locatif marque le pas. Ainsi à Lyon, Marseille et à Lille, les tarifs sont stables. A Paris, ils baissent même de 1,6 % sur trois mois. Une correction plutôt normale. La période n’est pas la plus favorable à la relocation. De plus, depuis un an, dans beaucoup de villes, les loyers avaient augmenté plus vite que l’inflation. A Paris, par exemple, les baux se sont bonifiés de plus de 7 %, alors que la hausse des prix n’a pas dépassé les 1 %.