Le ralentissement du marché immobilier annoncé depuis plusieurs mois se confirme. En septembre, l'indice national SeLoger.com des prix de mise en vente a perdu plus de 2 points pour s'établir à 142,34 contre 144,41 au mois d'août. Comme prévu, la décélération ne touche pas toutes les villes et tous les quartiers de façon homogène. Dans certaines villes comme Lyon, Nantes, Reims ou Toulouse, généralement celles qui ont le plus augmenté ces dernières années, les acheteurs se font rares et les vendeurs doivent revoir fortement leurs prétentions à la baisse. Pour autant, on ne peut pas encore parler d'effondrement des prix mais plutôt de retour « à la raison ». D'autres villes, comme Paris ou Lille, continuent de voir leurs prix grimper, dopés par la demande, toujours forte au mois de septembre. Les nouvelles dispositions fiscales et la fin de la hausse des taux d'intérêt devraient encourager une demande qui va devenir de plus en plus sélective.
Le marché locatif profite à plein du ralentissement de l'immobilier. Dans la plupart des grandes villes de France, les bailleurs ont profité d'une demande soutenue pour augmenter leurs tarifs. C'est le cas, à Paris, où les loyers ont augmenté de 3,4% en trois mois.