
Partout ailleurs, on ne note pas encore de baisses franches des prix mais dans certains quartiers des tensions déflationnistes.
Peu significatif, le premier trimestre a été marqué par un certain attentisme lié aux élections présidentielles. Le deuxième trimestre 2007 devrait se révéler beaucoup plus révélateur de la tendance annuelle. La plupart des experts anticipent entre +3 et +5 % de hausse pour l'ensemble de l'année 2007.
Une chose est sûre, le marché locatif dans la plupart des grandes villes de France, reste faiblement actif.
Le cap des 7 000 euros est franchi à Paris !
Les prix affichés dans les agences immobilières continuent de grimper en mars à Paris. Ils ont atteint un nouveau niveau record : 7 028 euros par m², en progression annuelle de 6,7%.
Les prix sont toujours tirés par la forte demande dans les quartiers chics. Ainsi dans le 6ème arrondissement, les prix moyens sont passés, au mois de mars, de 10 509 euros à 10 780, soit une hausse sur douze mois de 12,2%.
Mieux, dans le 8ème, ils atteignent 9 789 contre 9 597 euros au mois de mars en hausse de... 23,6%. Mais les quartiers les plus populaires ne sont pas en reste. Dans les 10ème, 18ème et 9ème, inutile de tabler sur une baisse des prix. Au mois de mars, ces trois quartiers ont vu leurs prix grimper sensiblement.
Et mis à part dans le 4ème, le seul endroit de Paris où les prix baissent sur 12 mois, partout ailleurs, ils se maintiennent ou progressent très légèrement.
Stabilité des loyers au premier trimestre 2007.
Le mois de mars vient confirmer la tendance initiée depuis le début de l'année sur le marché locatif parisien.
En terminant le trimestre à 25,26 euros le m2 mensuel, en moyenne, les loyers parisiens affichent une stabilité quasi parfaite qui réduit la hausse sur 12 mois glissants à 6,1%.
En fait, le marché locatif continue de souffrir des arbitrages des locataires qui, après plusieurs années de hausse de leurs loyers, ont profité des taux d'intérêt faibles pour devenir propriétaire.
En région parisienne, seule la Seine-et-Marne affiche une évolution annuelle similaire à celle de Paris.
Avec une hausse annuelle de 6,7%, le 77 voit ses prix de mise en vente passer en mars au-dessus des 3 000 euros le m² (contre 2 977 euros au mois de février).
Ailleurs, les progressions sont plus faibles que celles enregistrées dans la Capitale : 4% dans l'Essone (2 926 euros le m2), 3,6% dans le Val-d'Oise (2 988 euros le m²), 4,7% en Seine-Saint-Denis (3 128 euros le m²), 2,2% dans les Yvelines (3 800 euros le m²), 3,9% dans le Val-de-Marne (4 043 euros le m²) et 2,7% dans les Hauts-de-Seine (5 025 euros le m²) qui affichent la moins bonne performance régionale.
Sur le marché locatif de la région parisienne, la Seine-et-Marne s'affiche seule en hausse en mars.
Au mois de mars le département du 77 se démarque aussi pour les locations avec des tarifs en hausse de 20 centimes par m² et par mois, à 13,74 euros. De quoi compenser partiellement la piètre performance de ce département sur un an : + 2%. L'Essonne lui emboîte le pas avec une hausse également limitée à 2% quand les 5 autres affichent entre 2,7% et 5,7 % de progression annuelle. A noter, qu'au mois de mars, les loyers dans le Val-d'Oise ont perdu une vingtaine de centimes pour s'établir à 15,14 euros le m² mensuel.
Lyon : stabilité avant la baisse ?
Avec une progression annuelle sur 12 mois glissants qui n'en finit pas de se rétracter (1,9% au mois de mars pour s'établir à 2 832 euros le m²), la ville de Lyon n'est peut-être pas loin de connaître ses premières baisses de prix.
Le baromètre SeLoger.com qui analyse en temps réel les prix proposés dans les agences de la capitale rhône-alpine a noté au mois de mars de très légères baisses dans plusieurs arrondissements.
C'est le cas dans le 8ème où les prix abandonnent plus de 25 euros par m² et dans le 7ème où ils passent de 2 947 à 2 935 euros. Difficile pour l'instant de parler de baisses franches, c'est pourquoi les indicateurs restent sur une tendance stable. Les prochains mois pourraient cependant voir plusieurs quartiers passer dans le vert.
Loyers en baisse à Lyon.
En moyenne les baux à Lyon se signent 2,6% plus chers en mars 2007 (10,45 euros) qu'en mars 2006. Mais la tendance est désormais à la baisse des loyers. Exemples : dans les 7ème et 3ème arrondissements, les tarifs ont diminué respectivement de 13 et 11 centimes par m².
Ailleurs, les baisses sont moins soutenues. Quelques centimes de moins dans les 9ème, 8ème, 5ème, 2ème, 4ème ou 6ème. Partout les hausses annuelles se réduisent. Dans le 1er, les tarifs de location ont même baissé par rapport à l'année dernière (-1,6%).
Marché atone à Marseille.
Si dans beaucoup de quartiers les prix résistent plutôt bien au coup de mou que connaît la ville, les tarifs moyens sur la ville s'affichent en légère baisse : 3 207 euros en mars pour chaque m² contre 3 215, un mois avant.
Mouvements de baisses sur les locations à Marseille
En moyenne sur la ville, les prix sont quasiment stables : 13,18 contre 13,17 euros le m² loué au mois de février. Sur un an, ils progressent encore de 1,8%. Pourtant dans plusieurs quartiers de la ville, la tendance est plutôt à la baisse. Pour preuve : le 12ème où les baux se signent à 10,88 euros le m² contre 11,28 euros en février. Une baisse qui fait descendre la performance annuelle à -1,2%.
Pour les mises en vente comme pour les locations, au mois de mars, la tendance à la stabilité est identique dans les deux villes du Sud.
A Montpellier, la hausse sur un an est supérieure à celle de Nice pour les mises en ventes (+7,7 % contre 6,4% à Nice) mais au mois de mars les prix sont restés quasi stables : 2 954 contre 2 941 euros par m² à Montpellier, 4 219 contre 4 245 par m² à Nice.
En revanche sur un an, les loyers à Nice ont bondi de 3,1% alors que ceux de Montpellier se sont repliés de 0,1%.