Les seniors d'aujourd'hui sont une valeur sûre. Ils consomment, voyagent, font des cures de bien être, investissent dans de la pierre pour eux ou leurs enfants et petits-enfants un peu partout en France, parfois à l'étranger, réalisent des travaux pour un meilleur confort. Un vrai moteur de soutien de la pierre sous tous ses aspects.
Ils sont nés juste après la seconde guerre mondiale, ont connu les Trente Glorieuses, mais aussi mai 68, ont une soixantaine d’années, travaillent encore pour certains ou bénéficient d’une confortable retraite pour d’autres. Cette génération du « baby boom » donne lieu aujourd’hui au « papy boom » dotée, pour la plupart d’un bon pouvoir d’achat.
Celle qui a la fibre voyageuse profite des liaisons low cost ou non pour faire un tour dans diverses capitales d’Europe, retourner à New York pour la troisième fois ou découvrir Shanghai, Melbourne, Rio… Et parfois faire un saut dans ces villes où leurs enfants commencent à embrasser une carrière internationale.
Celle, plus casanière, s’envie de périples hexagonaux dans l’arrière pays provençal, la baie de Somme, la Normandie, la Bourgogne, le Gers, la Tarentaise… Elle peut y investir dans des mas, bastides, longères ou chalets afin d’en faire une résidence secondaire pour l’habiter à mi-temps ou pour tout simplement lui donner une vocation de résidence familiale où tout le monde se retrouve. Elle peut aussi, pour éviter des dépenses inconsidérées ou pour s’abstraire de toute gestion, louer à l’année. Ou allier deux éléments, être propriétaire sans en être esclave tout en pouvant y passer quelques semaines et néanmoins percevoir un loyer. Bingo, Pierre et Vacances a inventé la formule. Et les semaines basse saison sont recherchées par des personnes non actives venant en couple ou avec des petits-enfants en très bas âge. Il faut reconnaître qu’en région Paca, mais aussi dans le pays d’Auge ou d’Armor où l’été indien est bel et bien présent cette année, des semaines ensoleillées et loin de toute agitation estivale sont les bienvenues et propices à une nouvelle expérience en 2010. Et si elles sont agrémentées de soins de thalassothérapie ou d’une cure bien être de balnéothérapie, là encore bonne pioche.
Cette génération est également sensible à la propriété. En général, elle a profité des différentes aides à la personne ou à la pierre dans les années soixante-dix à quatre-vingt-cinq pour devenir propriétaires et commencé à investir pour bénéficier d’une réduction fiscale avec la loi Méhaignerie même si, auparavant, des avantages liés à l’investissement pierre existaient déjà. Aujourd’hui, ces logements acquis dans les années soixante-dix et plus demandent des travaux pour être en conformité aux normes d’aujourd’hui. Certains propriétaires rechignent, par principe ou par difficulté à financer certains travaux. Même si quelques-uns n’hésitent pas à réaliser des travaux pour un meilleur confort énergétique, mais aussi un meilleur confort tout court dans un appartement ou dans une maison et anticipe déjà un avenir plus lointain, sachant qu’actuellement déjà, neuf personnes sur 10 ans âgées de plus de 80 ans vivent à domicile. C’est-à-dire dans quinze ans et plus. Et c’est pourquoi certains veulent déjà, une maison avec étage ou en duplex faire installer un ascenseur privatif. Les premiers prix démarrent à 15 000 euros. Et des banques comme GE Money Bank s’intéressent à cette cible de clientèle.
Mais les « seniors » ne sont pas uniquement propriétaires de leur résidence principale. Ils investissent également dans de l’ancien pour faire du déficit foncier et dans du neuf pour profiter, entre autres de la loi Scellier classique sur 9 ans ou intermédiaire sur 15 ans voire en Scellier Bouvard dit aussi LMNP pour une réduction d’impôt sur l’achat d’un appartement dans une résidence de tourisme ou dans une résidence pour seniors… Un achat en vue d’une retraite définitive, soit pour obtenir un complément de revenus, soit pour une fois cet achat amorti, en profiter ou en faire bénéficier sa famille. Dans tous les cas, des opportunités à saisir avant que les retraites avantageuses ne soient à leur tour taxées ou que les bonifications fiscales ne soient remises en cause ou amenuisées.