Fraîchement nommé en tant que secrétaire d'Etat au Logement, Benoist Apparu a mis à profit l'été pour s'initier au secteur du Logement, même s'il avait fait auparavant quelques incursions dans le Logement par l'hébergement, les maraudes...
Le responsable du Logement d’aujourd’hui a dressé récemment la liste des chantiers à venir. Et la liste peut être très longue car Benoist Apparu intervient sous la bannière Logement, Urbanisme, Transport, Ecologie… « Un ensemble qui fait intervenir tous les maillons de la chaîne de l’habitat » aime-t-il à dire.
Son credo sur les logements à construire est simple : « il faut construire là où la demande se fait sentir et donc mieux territorialiser la construction ». En d’autres termes, construire là où les besoins se font sentir à savoir en Ile-de-France, sur l’axe atlantique ou sur l’arc méditerranéen. Et donc là où le bassin d’emplois reste dynamique pour favoriser l’acquisition chez les primo-accédants bénéficiant du doublement du prêt à taux zéro ou du Pass Foncier ou chez les investisseurs, ces derniers étant dopés par le dispositif Scellier ou par la sortie en sifflet du Robien et du Borloo d’ici la fin de l’année. Sans oublier les futurs retraités qui se penchent sur la pierre à titre de complément de revenus, les valeurs mobilières affichant trop d’incertitude, ou de prévoyance pour écouler des jours paisibles au soleil lors de la retraite. Certes, l’héliotropisme n’est pas nouveau, mais il s’affirme de plus en plus et se matérialise dans la recherche de logements neufs, de la petite surface avec terrasse, à la villa avec terrain.
Le secrétaire d’Etat au Logement ne pense pas qu’au logement neuf privé ou social. Il pense aussi aux quartiers dégradés de certaines villes où 300 millions d’euros vont être injectés dès cette année. Et également aux rapports bailleurs/locataires sur les charges locatives en matière d’économies d’énergie demandant un effort de la part des propriétaires qui bénéficie, en premier chef, au locataire. D’où un décret à paraître prochainement sur le partage de ces charges pour que chaque partie puisse être « gagnante ».
Au final, rien de très nouveau par rapport à la charge qui incombait à ses prédécesseurs qui devaient s’attaquer au neuf, à l’ancien, et satisfaire investisseurs et locataires. Petite touche d’actualité, le développement durable qui devrait durer.
Et touche personnelle du secrétaire d’Etat : il est le plus jeune depuis des décennies à s’occuper d’un secteur lourd en poids économique et en poids humain, chacun voulant être propriétaire ou locataire à bon escient. A lui alors de faire valoir son atout « jeune » pour faire passer quelques demandes anciennes ou récentes qui n’ont jusque-là pas abouties… la route va être longue, mais il est jeune et a tout son temps.